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Ce qu’on ne m’a pas dit sur le post-partum

Salut mon p’tit! Je te retrouve, aujourd’hui, pour te parler du post-partum…

Je suppose, si tu n’as pas d’enfant, que tu n’as presque jamais entendu parler de la période post-partum, qui occupe les +/- 8 semaines qui suivent l’accouchement? Bienvenu(e) au club! Parce que moi non plus. J’avais entendu certaines choses sur la dépression post-partum et j’avais une vague idée de la fatigue liée au fait de se lever la nuit pour bébé. Mais, mon p’tit, j’étais très loin du compte et j’aurais aimé qu’on me prépare psychologiquement à tout ça!

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La silhouette

Ce qu’on ne m’a pas dit, c’est qu’il était fort probable que j’ai l’air enceinte de 4-5 mois, après mon accouchement. En effet, l’utérus met du temps à retrouver sa taille et sa place, ainsi que tes autres organes, malmenés pendant la grossesse.

J’avais, effectivement, l’air enceinte de cinq mois et j’avais cette impression d’avoir mes organes qui flottaient à l’intérieur comme dans une piscine. Inutile de te dire que cela rendait les promenades tout à fait désagréables. Pour info: je n’ai seulement pu faire de promenades que 3 semaines après la césarienne…

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4 semaines après l’accouchement (et 15kg de moins)… 

 

Le baby blues

Je te l’ai dit, j’ai eu droit à une césarienne d’urgence, 26 heures après avoir perdu les eaux. C’est un  traumatisme que j’ai vécu parce que je n’ai pas pu vivre un accouchement par voie basse, chose que je désirais ardemment. Voilà pourquoi mon baby blues a duré très, très, très longtemps.

Je pleurais pour des queues de cerise, tellement souvent. J’étais réellement très triste de ce qui m’était arrivé et j’avais l’impression d’être une ratée. Aujourd’hui, encore, quand j’y pense, je me sens tristounette. Un mois après, quand mon gynécologue m’a demandé mon ressenti, je lui ai dit que je n’étais pas sure de vouloir réitérer et d’avoir un deuxième enfant. Il m’a expliqué que c’était normal et que beaucoup de femmes mettaient une année entière avant de se sentir prête à recommencer. Ma mère a mis six ans avant de recommencer, je ne te dis que ça…

A l’heure actuelle, je suis remise et je me sens prête à recommencer. Les hormones sont des fourbes, mon p’tit!

 

La descente d’organes

Toujours au moment de cette visite post-partum chez le gynécologue, celui-ci m’a affirmé avec entrain que je n’avais pas de descente d’organes. J’ai marqué une pause, un peu longue, avant de lui demander « queuwa? Les organes peuvent descendre? »

Effectivement, le plancher pelvien prend cher pendant la grossesse et, avec l’écartement de la symphyse pubienne, le périnée se relâche d’autant plus. Il est donc possible (prépare-toi psychologiquement, mon p’tit) que ton utérus, ta vessie et ton rectum, vienne te faire coucou, en sortant par ton vagin…

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Je t’enjoins, donc, à prendre la rééducation périnéale très au sérieux!

 

Les maux post-partum

Certaines femmes ont des soins pour leurs sutures, au niveau du périnée , ou les agrafes de leur césarienne. Les gynécologues avaient réalisé un surjet, pas d’agrafes à enlever chez moi. La suture était interne et s’est résorbée toute seule.

J’ai continué à avoir les pieds, chevilles et jambes gonflées d’eau pendant les six semaines qui ont suivi mon accouchement. J’étais suivie de près, toujours, pour l’éclampsie, qui peut survenir avant et après la naissance, car ma tension crevait toujours le plafond.

J’ai dû suivre une rééducation périnéale et j’ai fait une visite chez l’ostéopathe, car j’avais commencé un travail et qu’il était avancé, et que j’avais une torsion du bassin.

 

La fatigue et l’angoisse de l’heure du coucher

Après l’accouchement, j’étais épuisée. À cela, s’est ajouté la fatigue de l’allaitement, l’hypertension gravidique et persistante et le fait de devoir se lever la nuit pour s’occuper de bébé. Il m’a fallu 48 heures avant d’être capable de me lever la nuit pour m’occuper d’elle. C’est son papa qui a donc pris soin du change, les premières heures de sa vie.

Cependant, la petite pelote ne savait pas faire la différence entre le jour et la nuit, et elle était toute perdue le soir, loin de mes bras. Elle pleurait énormément le soir venu quand elle sentait qu’on la laissait seule dans son lit. Je ne savais pas comment gérer cela et j’ai développé une véritable angoisse de l’heure du coucher. J’étais fatiguée et j’avais l’impression que je ne saurais jamais tenir.

Il m’a fallu deux semaines pour arriver à la faire dormir dans son lit et m’habituer à cette routine nocturne. J’ai eu la chance d’avoir un bébé qui ne se réveillait qu’une fois par nuit pour prendre le sein (2-3 fois pendant les canicules et les pics de croissance). À l’heure actuelle, je la dépose dans son lit et elle trouve son sommeil seule.

 

L’emploi du temps

Je savais qu’un enfant prenait beaucoup de temps. Ce que je ne savais pas, c’est qu’il fallait beaucoup de temps pour s’habituer à son rythme, car bébé prend réellement tout ton temps! Il fallait trouver un créneau horaire entre la fin de sieste et deux tétées pour pouvoir aller faire des courses ou autres.

Mon sens de l’organisation a été mis à rude épreuve quand il m’a fallu me rendre à mes premiers rendez-vous médicaux. À l’heure…

 

L’état de la maison

Je ne remercierai jamais assez ma mère pour m’avoir soutenue au cours de mes début de jeune maman. Car je n’aurais pas su faire grand chose les trois premières semaines et il m’a fallu deux mois, en tout, pour pouvoir porter du lourd, faire le ménage et me baisser. Sans elle, ça aurait été un véritable capharnaüm.

Ne pense pas que ma vision du post-partum est négative. Ça n’est pas le cas. J’ai juste eu un début très difficile. J’étais restreinte dans mes gestes et mes activités par cette longues cicatrices qui menaçait de m’éventrer, au moindre faux geste, et par mon hypertension.

Curieusement, j’en garde de bons souvenirs et j’ai hâte de recommencer. Enfin… pas tout de suite, mais c’est dans mes projets! Je te souhaite, si tu es enceinte, une excellente grossesse, un bel accouchement et autant de jolies petites anecdotes à raconter à tes petites têtes blondes (ou moins blondes).

Xx Lily

10 réflexions au sujet de “Ce qu’on ne m’a pas dit sur le post-partum”

  1. C’est vrai que l’on nous prépare à l’accouchement (la péridurale, la respiration, ce qu’il va se passer pendant) mais pas après
    On ne nous parle que vaguement du retour de couche, du rythme pour gérer cette nouvelle organisation et du baby blues.
    Pour ma part je suis insomniaque, je n’ai donc eu aucune difficulté à me lever la nuit (youhou quelle chance) mais les débuts sont sacrément difficiles mais bon c’est un bien joli bonheur !!!!
    Bises

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  2. Merci pour ce partage ! C’est super que tu te sens libre de raconter ton expérience… combien de fois j’ai pensé « mais personne ne m’avait prévenue » !

    La fatigue, l’emploi du temps, l’état de la maison…. je ne veux pas t’effrayer, mais personne ne m’avait prévenue que cela aurait empiré exponentiellement au four et à mesure que princesse gagne en autonomie ! Les week end mon apart ressemble plus à un terrain miné que à un endroit paisible de repos et zenitude ! La fatigue est désormais chronique : si jusqu’à l’arrive de ma puce l’on me donnait « au moins dix ans de moins », je crois avoir rattrapé le temps et avoir pris en pleine gueule au moins dix ans de plus !! 😀 L’on m’a dit que la période des 2/3 ans est aussi nommée « the terrible two »…
    La silhouette est probablement mon seul regret : même si je rentre dans mes habits pré-grossesse, ils ne me vont plus comme avant. J’ai carrément changé de morphologie, développant des hanches et un ventre qui n’est toujours pas rentré…l’on m’a dit que lors de la césarienne ont du couper les abdos et que, on les refusant, cela fait un peu d’épaisseur… bof…
    En revanche le baby blues s’est déclaré très tardivement chez moi, j’avais déjà repris le travail et par fois je me demande si je l’ai vraiment laissé derrière moi ou pas..

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      1. Oui, oui… il s’agit bien d’un complot ! 😀
        Et pour la série des « choses que l’on m’avait pas dit », il y a eu…la perte des cheveux !!
        Six mois après l’accouchement j’ai perdu mes cheveux par poignées !! J’ai flippé à mort jusqu’à quand je me suis décidée d’aller consulter « mais madame, c’est tout à fait normal ! Vous devez prendre ces vitamines post partum et hop, tout reviendra à la normalité »… oui effectivement.. mais les nuit blanches à cause de l’angoisse pour calvitie, qui me les redonne ?! 🙂

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  3. Coucou, c’est vrai qu’on nous en parle que très peu ! j’imagine qu’avec une césarienne c’est encore plus compliqué 😦 en tous cas c’est une bonne nouvelle si tu as envie de recommencer..comme quoi on est un peu sado maso hahahah
    je blague bien sur, les enfants nous donnent tellement de bonheur qu’on oublie vite les misères subies^^ gros bisous

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